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Présentation

Nous avons choisi, pour ce premier numéro de 2018, de présenter quelques études approfondies de syntaxe et de pragmatique dont l’un des dénominateurs communs est que les auteurs en sont de jeunes chercheurs européens prometteurs.

Le premier article, à partir d’une approche typologique et d’un examen des fonctionnements syntaxiques en contexte, réévalue la conception traditionnelle du gerundium comme nom verbal et du participe présent comme adjectif verbal, en montrant comment le gerundium présente des propriétés à la fois verbales, nominales et adverbiales et le participe présent des propriétés à la fois verbales, adjectives et adverbiales.

Les 2 parties de la deuxième étude syntaxique (articles 2 et 3) traitent du problème du génitif « appositivus » en tant qu’alternative à l’apposition. L’analyse minutieuse des données conduit à un double clivage anthroponymes/toponymes, et parmi ces derniers, à une opposition entre toponymes caractérisés par la présence d’êtres humains (oppidum, urbs) ou non (fons, mons).

Le quatrième article se place quant à lui dans le cadre de la pragmatique des interactions verbales et des stratégies de communication : en appliquant les théories linguistiques de la politesse à l’analyse de l’ouverture de la satire I, 9 d’Horace, il en permet une relecture approfondie et montre comment les études linguistiques peuvent nourrir l’analyse littéraire. 

 

 

Table des matières

 

English abstracts

 

VANGAEVER Jasper : « Le gerundium et le participe présent en latin classique : perspectives typologiques »

 

LOGOZZO Felicia & MIDDEI Edoardo : « Le génitif ‘appositivus’ ou ‘definitivus’ : une catégorie instable. I : L’état de la question et les critères d’évaluation »

 

LOGOZZO Felicia & MIDDEI Edoardo : « Le génitif ‘appositivus’ ou ‘definitivus’ : une catégorie instable. II : Les toponymes »

 

BROUARD Louise, DELALANDE Juliette, DJIAN Guillaume, EULER Cécile, HAENSLER Lucas, MEARNS Rosemarie, ROUX Nina, de TOLEDO Marie : « Joutes verbales (1) : politesse et impolitesses dans l’engagement du dialogue (Hor., Sat. I, 9, 18) »